La pâte à tartiner & les huiles végétales sont-elles toutes bonnes à consommer ?

La pâte à tartiner & les huiles végétales
sont-elles toutes bonnes à consommer ?

Qui peut encore dire : “je ne savais pas que le nutella était mauvais pour la santé et une catastrophe pour la planète” ? Personne, et encore moins le blog idéal.

Dans cet article, le blog idéal revient après avoir mené son enquête sur le dos’ des pâtes à tartiner mais aussi des huiles végétales utilisées dans ses recettes.

Est-il possible de toutes et tous consommer des pâtes à tartiner qui ne mettent ni notre santé, l’environnement et la vie des espèces, déjà menacées d’exctinction, en danger ? C’est ce que nous allons tenter de répondre aujourd’hui.

La pâte à tartiner la plus consommée au monde :
la mauvaise élève pointée du doigt !

Une composition douteuse

La pâte à tartiner Nutella du Groupe italien a fait chavirer notre enfance. Cependant, la marque est critiquée depuis de nombreuses années pour ses ingrédients, évalués comme dangereux pour la santé. Elle est composée de 7 ingrédients, avec par ordre d’importance : du sucre, de l’huile de palme, des noisettes (13 %), du lait écrémé en poudre (8,7 %), du cacao maigre (7,4 %), des lécithines de soja (émulsifiant) et de la vanilline (arôme de synthèse de vanille). Un pot de nutella, c’est 60% de sucre.

Focus sur les ingrédients :

– La lécithine de soja est un additif alimentaire. Cet agent émulsifiant va permettre à deux substances qui au départ ne se mélangent pas (non-miscibles) de former un aliment homogène (miscible). Par exemple, c’est ce qui permet à l’eau et l’huile de se mélanger. La lécithine de soja (E322) est l’un des ingrédients les plus utilisés dans la fabrication d’aliments transformés.

– La vanilline est l’arôme le plus utilisé au monde, issue de la biologie de synthèse. Il n’y a pas de règlementation en Europe sur la biologie de synthèse et les risques sanitaires et environnementaux n’ont pas été évalués pour permettre d’écrire sur les mots “durables” ou “naturels” sur une étiquette.

Une traçabilité peu assurée

Le groupe Ferrero avait reconnu n’assurer que 50% de la traçabilité des noisettes et s’engageait à augmenter ce chiffre. Une polémique avait en effet éclaté suite à une enquête du New York Times, dénonçant le Groupe de faire travailler des enfants. Point dont Ferrero n’avait certainement pas conscience en s’approvisionnant dans des exploitations turques de noisettes. En outre, il s’agit d’enfants réfugiés syriens et de conditions de travail inacceptables. Pareil pour les plantations de cacao en Afrique de l’ouest où environ 2 millions d’enfants sont forcés de travailler 7 jours sur 7, sans protection sociale et dans des conditions indignes. Par conséquent, bien que le groupe tente de redorer son blason avec plusieurs labels tels que Rainforest Alliance et en partageant ces engagements sur son site, d’autres acteurs (ONG, associations et société civile) dénoncent le manquement au respect des critères de préservation de l’environnement et de conditions de travail.

Bientôt la fin d'un monopole ?

Nutella, c’est un tiers de la consommation mondiale de noisettes, 85% des parts de marché de la pâte à tartiner et un sentiment de culpabilité pour beaucoup de consommateurs. Cependant, on note une baisse de CA ces trois dernières années, en raison de l’utilisation de la scandaleuse huile de palme. Et bien que l’on ne souhaite de malheur à personne, cette baisse de consommation du Nutella n’est pas pour déplaire au blog idéal, qui rêve d’une meilleure consommation alimentaire pour toutes et tous. En parallèle, d’autres marques de pâtes à tartiner, se revendiquant plus respectueuses de l’environnement avec un meilleur choix de produits, voient leur succès grandir. Alors, pourquoi l’huile de palme est tant décriée quelles autres huiles sont utilisées pour remplacer leur méchante copine ? C’est ce que le blog va tenter de répondre. Enquête sur les secrets de notre plus grand plaisir coupable.

Les huiles végétales : huile de palme & Co.

L'huile de palme : Quésaco ?

Premier constat, ce n’est pas parce qu’on utilise le mot “végétal” que c’est forcément bon signe. En effet, la culture du palmier à huile suscite la controverse depuis de nombreuses années maintenant. Elle représente 25% de la déforestation en Indonésie et 80% en Malaisie, les premiers producteurs mondiaux de l’huile végétale.

La déforestation représentent plusieurs dangers :

  • la réduction de la production d’oxygène produite par les arbres, l’érosion des sols, fortes émissions de gaz à effets de serre, les incendies
  • la réduction de l’habitat pour de nombreuses espèces, se retrouvant ainsi menacées d’extinction. (200 espèces environ sont menacées en Asie par la déforestation due à la production de l’huile de palme : orangs-outans, tigres gibbons)

Et pourtant, c’est bel et bien l’huile végétale la plus consommée au monde. Elle représente 20% de la consommation d’huiles végétales en France.

Ses avantages pour la production industrielle sont pluriels : sa teneur en acides gras saturés lui permet de résister aux phénomènes d’oxydation, précieux pour la conservation des aliments. Sauf que les acides gras saturés (responsable de maladies cardio-vasculaires et d’obésité), vous vous en doutez bien, c’est pas foufou pour la santé. C’est également la matière grasse la moins chère du marché. Aussi, son goût est neutre, ce qui lui fait de d’elle la chouchoute des industriels à la recherche d’une huile qui ne dénature pas le goût de leur recette. En termes de rendement, de facilité de production et d’utilisation pour l’industrie agroalimentaire, l’huile de palme se situe sur la première place du podium. Les autres cultures oléagineuses nécessitent jusqu’à 9 fois plus de terres que celle de l’huile de palme. Utiliser d’autres huiles végétales pour la production de pâte à tartiner n’est donc pas synonyme de progrès environnemental.

Au cours de ses recherches, le blog idéal est tombé sur un label voulant rendre durable l’huile de palme. première réaction : quésaco ? La (Round Table for Sustainable Palm Oil) est un label qui veut rendre la production d’huile de palme plus durable. Elle est composée d’ONG et de producteurs. Controversé. On y croirait presque !

Selon Greenpeace, la RSPO ne garantit par une huile de palme sans déforestation. Selon l’ONG environnementale, la seule manière d’obtenir une huile de palme est d’appliquer une méthodologie scientifique appelée High Carbon Stock. (voir ressources du blog)

Les autres huiles végétales pour la pâte à tartiner

Les nouveaux entrants sur le marché de la pâte à tartiner sont-ils une bonne nouvelle pour nous et la planète ? Et bien, cela dépend. Certaines huiles sont très gourmandes en terres et les utiliser comme substitut à l’huile de palme ne peut parfois que déplacer le problème. L’huile d’olive et l’huile de noisette sont les huiles les moins coupables de toutes. Si vous souhaitez faire votre pâte à tartiner par vous-même, privilégiez ce huiles et vérifiez leur provenance. L’idée est de savoir où est comment les ingrédients sont cultivés.

L’huile de colza peut provenir d’OGM.

L’huile de tournesol : à forte température, elle produit des acides gras dits “trans” nocifs et cancérigènes.

L’huile de soja cause énormément de déforestation.

Pour en savoir plus, consultez les ressources du blog en bas de page.

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